Des informations percutantes…
• « Selon des études publiées pour le futur 85% des emplois de 2030 n’existeraient pas encore.
• « 40% des compétences de base vont changer, une évolution des compétences va concerner tous les emplois ».
• Dans son rapport 2018/2019, l’Apec évoque « une employabilité continue à cultiver ».
Commençons par définir la notion de compétence…
Être compétent c’est mobiliser un ensemble de ressources pour répondre à une situation donnée dans un contexte spécifique conditionné par le savoir agir, pouvoir agir et vouloir agir afin d’atteindre un objectif ciblé.
Être compétent c’est mobiliser des hard skills correspondant aux savoirs et savoir-faire opérationnels, c’est aussi mobiliser des soft skills.
Puis définissons ce que sont les hard skills ?
Rattachées à des tâches spécifiques dans l’exercice d’un métier, les hard skills correspondent à des savoirs, des savoir-faire opérationnels, des compétences standardisées, structurées autour des référentiels de compétences et validées dans le cadre de formations (initiales ou professionnelles ou encore grâce à la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) quand la compétence est issue de l’expérience terrain.
Les temps changent…
La mondialisation, le développement exponentiel des technologies, l’automatisation, l’intelligence artificielle bousculent considérablement les choses, certains métiers traditionnels sont de plus en plus automatisés, d’autres évoluent ou disparaissent…les frontières sont de plus en plus perméables…collaborer avec des collègues à l’autre bout du monde devient le quotidien de beaucoup de salariés.
Les travailleurs occidentaux se trouvent en concurrence avec des travailleurs du monde entier aussi compétents. Les travaux standardisés et routiniers peuvent être effectués pour beaucoup moins cher et rendus possibles grâce à internet.
La course aux diplômes s’est amplifiée, les étudiants cherchant à valoriser au mieux leurs profils pour trouver un emploi dans ce mode devenu de plus en plus complexe et ambigu donnant une impression de spirale sans fin…
Le monde de l’entreprise évolue du lien pyramidale au mode agile et responsable, questionnant sur les emplois d’avenir, sur les compétences de demain offrant les meilleures chances de succès et d’évolution.
Le télétravail a pris un essor considérable depuis 2020, il est devenu de plus en plus normalisé dans les entreprises, les entreprises réticentes ont constaté les résultats de la performance de leurs collaborateurs en télétravail.
Des nouvelles manières de travailler fortement amplifiées par la crise covid, la confiance pourrait-elle devenir une évidence ?
Des travailleurs entrepreneurs ou quand les travailleurs ont soif d’autonomie, de liberté, de sens et de fonctionner en mode mission, le CDI n’aurait-il plus de sens pour les nouvelles générations ?
Le mouvement du coworking ne cesse grandir et favorise pleinement la coopération partageant des valeurs communes et des méthodes de travail collaboratives associant les travailleurs indépendants aux travailleurs nomades. Ces environnements seraient-ils une clé pour favoriser l’ouverture et le partage en mode agile ?
La valeur équilibre de vie personnelle et professionnelle s’exprime en priorité dans un bilan de compétences. Elle s’est davantage amplifiée depuis la crise sanitaire conduisant à des choix de vie différents. Peut-on concilier la notion d’individus en quête de bonheur, de sens, d’équilibre et d’autonomie et l’entreprise ?
L’individu peut-il reconquérir sa place en tant qu’être émotionnellement vivant dans un monde de procédures et de rentabilité ?
Le plaisir de partager, d’échanger avec ses collègues, de valoriser l’interdépendance et de laisser couler l’intelligence collective au profil de l’innovation et la transformation des entreprises serait-il profondément d’actualité ?
Et si chacun est porteur de sens et de plaisir dans son existence ne serait-ce pas une formidable énergie à mobiliser au service des défis à relever ?
Ces nouvelles manières de travailler induisent de toute évidence l’avènement des soft skills…
Avoir le réflexe soft skills pour développer et déployer ses compétences dans son environnement professionnel semble être une piste intéressante…
Comment valoriser ses compétences dans ce contexte standardisé, ultra incertain, complexe, hyper connecté, ultra rapide et instable ?
Les soft skills au cœur de la révolution digitale, une réponse aux besoins du 21eme siècle ? les compétences de demain ? ou comment faire la différence avec l’Intelligence Artificielle ?
Vous avez dit soft skills ?
L’expression soft skills ou compétences transversales est apparue aux Etats-Unis dans les années 1970, en France dans les années 1990 (sciences de l’éducation) et en 2000 dans le monde du travail.
La publication du livre « Le réflexe Soft Skills » en 2014.(Fabrice Mauléon, Julien Bouret, jérôme Hoarau, Dunod) a contribué à leur développement.
Les soft skills sont des compétences dont leur mode d’objectivation est pluriel, elles sont dynamiques, interreliées et liées aux environnements de travail.
Bien qu’elles soient plus ou moins facilitées par des traits de personnalité qui eux sont immuables, les soft skills se travaillent, évoluent si la personne le souhaite.
Les soft skills, ensemble d’aptitudes relationnelles, situationnelles et émotionnelles sont des compétences stables non périssables, non standardisées, transversales et utiles en plusieurs situations différentes que chacun de nous possède apportant une dimension de développement personnel durable.
Elles contribuent au bien-être et peuvent aider à optimiser la performance individuelle et collective grâce à leur modélisation. Elles concernent aussi bien la vie personnelle que professionnelle.
Elles sont aussi plus flexibles, chacun peut créer ses propres standards qui lui sont adaptés. Les soft skills sont reliées à un individu qui les met en action de manière plus ou moins consciente dans différents environnements. Enfin, elles sont transférables et évolutives.
Elles sont devenues fondamentales pour la réussite d’un parcours de formation et permettent de gérer sa carrière et son évolution professionnelle avec harmonie.
Utiles les soft skills ?
Face à l’obsolescence des compétences techniques les soft skills font la différence, elles permettent à l’entreprise et aux personnes de faire face à la complexité et à l’imprévisibilité du monde qui les entoure.
Les hard skills ont toujours bonne presse, en revanche face au contexte cité plus haut, les compétences métiers sont contraintes par une obsolescence programmée.
Les soft skills contribuent au développement personnel durable, plus stables elles contribuent au mode agile pour s’adapter et rester performant dans cet environnement aux changements de plus en plus rapide.
Vers une identité soft skills…
Le petit plus qui fait la différence, car les soft skills renforcent la singularité de l’individu qui contribue à son identité professionnelle.
Les soft skills renforcent l’estime de soi, contribuent au besoin de reconnaissance et d’unicité ou chacun peut se sentir à sa place dans ce vaste univers de la mondialisation et des technologies galopantes et de l’IA.
Une tentative de référentiel Soft Skills du 21 siècle ?
Bien que chaque métier requiert des compétences techniques différentes, en matière de soft skills certaines apparaissent comme indispensables dans le monde d’aujourd’hui.
Voici une liste non exhaustive des soft skills utiles et importantes pour faire face et évoluer professionnellement (à analyser en fonction de chaque profil et du contexte au sein duquel il évolue).
Exemples de Soft Skills :
Adaptabilité
Créativité, innovation
Discernement, analyse, prise de recul
Gestion du stress
Intelligence émotionnelle faire face aux peurs
Vision, visualisation, opti-réalisme
Rebond et résilience
Communication assertive
Bienveillance et écoute active
Organisation, gestion du temps et des priorités
Objectif orienté solution
Engagement décision
Motivation autodétermination
Confiance
Leadership
Esprit d’entreprendre audace
Autonomie
Présence conscience
Interdépendance entraide coopération sens du collectif
Responsabilité éthique
Ouverture curiosité
Persévérance
Lâcher-prise
Les Soft skills au cœur de l’entreprise…un contrat gagnant gagnant
Les soft skills sont essentielles à l’entreprise pour contribuer au fonctionnement optimum et à l’épanouissement de ses collaborateurs. Une entreprise qui prend en compte les soft skills de ses collaborateurs se donne l’opportunité de les motiver davantage et de les fidéliser en les faisant grandir et évoluer, paramètre très important dans le contexte actuel ou s’adapter est fondamental.
Les soft skills contribuent fortement à la dynamique du sens et du plaisir impactant de fait la reconnaissance et la performance.
Et les compétences psychosociales ?
Le concept de compétences psychosociales est diffusé par l’OMS (Organisme Mondial de la Santé) et fait référence à la santé physique et psychologique des individus.
Toutes deux font références au même type de compétences et sont intrinsèquement liées. Le développement des compétences psychosociales entraîne comme conséquence l’augmentation des soft skills d’une personne et vice versa.
Le champ des compétences psychosociales apparaît comme un champ plus structuré pouvant donner davantage de cadre dans l’approche des soft skills et dans leur développement afin d’optimiser le bien-être professionnel.
Et les mad skills ? quesako ?
Les mad skills sont des compétences acquises lors de la pratique d’une passion dans le domaine artistique, culturel ou sportif. Elles impliquent la pratique d’un savoir-faire particulier et sont plus proches des hard skills.
Qui est concerné ?
Bien qu’à l’origine les soft skills sont reliées aux fonctions de cadres et managériales, il apparait aujourd’hui que tous les salariés, bénévoles, professionnels indépendants, artisans, commerçants semblent concernés dès l’instant qu’ils occupent une fonction et qu’ils ont des objectifs à atteindre.